Daisy Dratée
- Melanie Lebrun
- 30 juin 2025
- 4 min de lecture

Qui se cache derrière Daisy Dratée?
Derrière Daisy Dratée se cache Viktor. Un artiste interdisciplinaire, passionné des arts visuels, des arts performatifs et du cinéma. J’ai récemment complété mon baccalauréat en arts et nouveaux médias à l’Université du Québec à Trois-Rivières.
Ma pratique artistique porte sur la complexité humaine en relation aux nouvelles technologies, et se manifeste à travers les médiums de l’art vidéo, la peinture ainsi que l’art performance.
Je suis aussi chorégraphe et professeur de danse de niveau compétitif, dans une multitude de styles.
D’où vient ton nom de drag ?
Le nom Daisy Dratée m’est venu de façon un peu aléatoire. D’abord Daisy pour la princesse de la franchise Mario Bros. Ensuite, je voulais un nom mémorable, alors je cherchais un punch name. Quand je suis tombé sur Daisy Dratée, j’ai regardé sur les réseaux si une drag queen avait déjà ce nom et je me suis empressé de sécuriser ma nouvelle identité sur toutes les plateformes.
Comment décrirais tu ton drag ?
Je décrirais ma drag comme une jeune bimbo blonde dansante et comique. Jeune parce que j’aime rester à l’affût de la culture populaire et je choisis mes numéros pour plaire aux gens de mes âges. Bimbo, parce que j’ai une esthétique hyper féminine. J’aime toutes les teintes de roses, les paillettes, les talons très hauts, etc. Blonde, parce que c’est la couleur qui me va le mieux. Dansante, parce que j’adore être sur scène.
J’aime offrir un spectacle à mon public, c’est vraiment cet aspect de la drag qui me fait vibrer.
Comique, parce que, lorsque j’ai le micro en main, je ne peux pas m’empêcher de dire toutes sortes de niaiseries!
Depuis combien de temps fais-tu du drag?
J’ai commencé à faire de la drag à Trois-Rivières en septembre 2021, donc j’aurais bientôt 4 ans!
Qu'est-ce qui t'a donné envie de te lancer ?
Pendant le confinement en 2020, j’ai commencé à écouter Rupaul’s Drag Race, et je me suis reconnu dans beaucoup des concurrent.es. J’ai fais de la danse de niveau compétitif pendant mon adolescence, j’aimais beaucoup le contenu des Beauty Gurus Youtube, et j’ai toujours été très connecté avec ma féminité. Quand j’ai écouté l’émission, ça a assemblé les pièces du casse-tête pour moi.
As-tu une famille drag ?
Bien que l'on n’utilise pas vraiment le terme famille de drag, mes amies de Trois-Rivières Trashy et Guacarole sont comme ma famille. La scène de drag n’est pas très grande en Mauricie et Trashy a vraiment créé de belles opportunités pour les jeunes artistes de la région. C’est elle qui m’a offert mon premier booking, et qui m’a aidé à débuter mon parcours. Aussi, Moh Dafok a vraiment été une bonne amie pour moi. Depuis mon arrivée à Montréal, elle m’a énormément aidé à peaufiner mon esthétique, à trouver des bookings, et à faire du réseautage.
Qu’est-ce qui est le plus difficile dans ce métier ?
Ce que je trouve le plus difficile dans ce métier c’est de jongler avec tous les éléments. J’ai beaucoup d’aisance sur scène, j’adore faire des shows, performer et animer.
Par contre, je trouve qu’un défi pour moi c’est dans la production de contenu. J’aimerais poster plus sur les réseaux, pour mettre mon travail en valeur. Aussi, j’ai toujours envie d’améliorer mon esthétique avec de nouveaux costumes, avec plus de détails, de rhinestones.
Je me pratique à styliser des perruques et à coudre des costumes ici et là, mais il peut être difficile de trouver le temps de tout faire.
Peux tu nous raconter ton pire et ton meilleur moment sur scène?
Je ne me souviens pas d’un pire moment en particulier. Évidemment, il m’est arrivé des petites mésaventures ici et là, mais jamais quelque chose de trop grave.
Lors de la finale de la première saison de Queb Drag Race, j’ai eu un incident de costume et j’ai terminé ma performance seulement en petite culotte. Ça n’avait pas affecté le déroulement de mon numéro et c’était plutôt comique, mais c’est quand même un des plus gros Oupsii de mon parcours.
Mon meilleur moment sur scène est arrivé juste après la finale de la première saison de Queb Drag Race. J’avais échoué à me classer sur le podium en finale et j'étais très déçu. On avait fait une petite tournée après le concours, et il y avait un arrêt dans mon bar local, à Trois-Rivières.
À la fin du show, pendant le salut, les spectateurs.rices ont commencé à chanter mon nom. Ça m’a vraiment ouvert les yeux sur tous les gens qui me supportaient dans ce moment, et c’est un souvenir que je chéri à ce jour.
Un conseil pour les jeunes drags ?
Mon conseil pour les jeunes drags c’est de vous faire confiance. Je pense qu’avec la popularisation de la Drag, il est facile de voir ce que les autres font et de se décourager ou de se dire je devrais faire comme un tel ou une telle.
Je pense que c’est important de rester assuré dans ses idées et authentique dans sa vision pour sa drag.
Si c’est ce qui vous apporte du plaisir et vous comble, c’est ce qui compte. Écoutez vous et permettez vous d’avoir du fun!!




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